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Labels bio dans la cosmétique, faisons le point !

© Roobcio / shutterstock.com

Les cosmétiques bio, c’est mieux pour votre corps et votre peau mais c’est aussi plus écolo… enfin, en théorie ! En effet, parmi tous les labels cosmétiques bio, il n’est pas toujours facile de savoir lequel dit vraiment la vérité. Afin de vous y retrouver et savoir à quel label vous pouvez vous fier sans avoir à décortiquer toutes les étiquettes, voici pour vous un petit récapitulatif des différents labels cosmétiques…

Principes généraux pour tous les labels bio

Cosmébio, Natrue, BDIH, Nature & Progrès… quel que soit le label bio, ces derniers sont tous basés sur des principes et interdits communs.

Le principe de base des labels bio :

– Tous les ingrédients qui composent un produit sont naturels ou d’origine naturelle.

Les interdits communs des labels bio :

– La majorité des produits de synthèse issus de la pétrochimie (exception faite pour certains conservateurs ou filtres U.V par exemple)

– Les nanoparticules

– Les extraits d’animaux vivants ou morts

– Les tests sur les animaux (ingrédients et produits finis)

– Les OGM, chimie du chlore, irradiation, traitement à l’oxyde d’éthylène

– Les oxydes organiques de synthèse pour les colorants

PVC et polystyrène expansé pour les emballages ainsi que les gaz propulseurs d’origine pétrochimique

Label COSMÉBIO

Points forts et garanties Cosmébio

95% minimum d’ingrédients d’origine naturelle sur le total du produit (eau et minéraux considérés comme naturels).

95% minimum d’ingrédients bio sur l’ensemble des végétaux.

20% minimum d’ingrédients bio sur le total du produit (eau et minéraux considérés comme non bio)

Les parfums sont d’origine naturelle, mais pas forcément bio !

Points faibles Cosmébio

Les dérivés d’huile de palmeconservateurs synthétiques, Sodium Lauryl Sulfate (irritant, perturbateur endocrinien) ainsi que les packaging en PET sont autorisés…

Enfin, pas de restriction sur les huiles estérifiées et hydrogénées, et pas d’obligation d’utiliser des emballages 100% recyclables.

En savoir plus sur le cahier des charges du label Cosmébio

Label NATRUE

Points forts et garanties NATRUE

Le label autorise uniquement les ingrédients naturels, transformés d’origine naturelle et les ingrédients nature-identiques (reproduits en laboratoire mais qui existent dans la nature).

75% minimum des produits d’une gamme doivent être certifiés par le label. Autrement dit, une marque qui propose une gamme composée de 10 produits, devra en labelliser au moins 8. Une manière de lutter contre le greenwashing et les marques peu scrupuleuses qui souhaitent surfer sur la tendance « green ».

NATRUE propose 3 niveaux de certifications, aux exigences adaptées selon les types de produits :

– 1er niveau : Cosmétiques naturels

Pas de % minimum ni d’obligation d’avoir recourt à des ingrédients bio. Ce niveau définit simplement les ingrédients autorisés et la manière dont ils peuvent être transformés.

– 2e niveau : Cosmétiques naturels en partie biologiques

70% minimum d’ingrédients naturels et/ou d’origine naturelle doivent être bio ou issus de la cueillette sauvage.

– 3e niveau : Cosmétiques biologiques

95% minimum d’ingrédients naturels et/ou d’origine naturelle doivent être bio ou issus de la cueillette sauvage.

Points faibles

Les packagings en PET, les dérivés d’huile de palme, les conservateurs synthétiques ainsi que le Sodium Lauryl Sulfate sont autorisés.

En savoir plus sur le cahier des charges du label Natrue

Label NATURE & PROGRÈS

Points forts et garanties NATURE & PROGRÈS

Pas de % minimum d’ingrédients bio, mais tout ingrédient agricole doit être bio si la filière existe. Cueillette sauvage ou non traitée autorisée en l’absence de filière.

De plus, les conservateurs naturels sont recommandés et seulement 3 conservateurs de synthèse sont tolérés. Par ailleurs, les ingrédients de synthèse ne sont utilisés que s’il n’existe aucun équivalent naturel et bio.

Nature & progrès est également le premier label à interdire les dérivés de l’huile de palme.

Enfin, ce label a des consignes très strictes quant à la gestion de l’eau, l’utilisation d’énergies renouvelables, la réduction des déchets, la biodégradabilité des ingrédients et le transport de la marchandise. Il propose une approche environnementale globale.

Points faibles

Les packagings en PET sont notamment autorisés et le pourcentage d’ingrédients de synthèse n’a pas de limitation maximum.

En savoir plus sur le cahier des charges du label Nature & Progrès

Label BDIH

Points forts et garanties BDIH

Utilisation autant que possible d’ingrédients bio et/ou sauvages. En revanche, pas de % minimum.

Points faibles

Ce label autorise par ailleurs les conservateurs synthétiques, les dérivés d’huile de palme ainsi que les emballages en PET. Enfin, il n’a aucune restriction sur les huiles estérifiées et hydrogénées.

En savoir plus sur le cahier des charges du label BDIH

Retrouvez aussi notre article sur la fiabilité des produits bio.

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