fbpx

Tous les labels cosmétiques bio et naturels se valent-ils ?

© Roobcio / shutterstock.com

Les cosmétiques bio, c’est mieux pour votre corps et votre peau mais c’est aussi plus écolo… enfin en théorie ! En effet, parmi tous les labels cosmétiques bio, il n’est pas toujours facile de savoir lequel dit vraiment la vérité. Afin de vous y retrouver et savoir à quel label vous pouvez vous fier sans avoir à décortiquer toutes les étiquettes, voici pour vous un petit récapitulatif des différents labels cosmétiques…

Comment choisir parmi les principaux labels cosmétiques ?

Ecocert – Cosmébio

– Points forts : 95% des ingrédients au minimum sont d’origine naturelle (mais pas forcément bio ni d’origine végétale), les colorants et parfums synthétiques, tout comme les dérivés pétrochimiques (paraffine, silicone) et matières éthoxylées (PEG, Sodium Laureth Sulfate) sont interdits, ainsi que les emballages en PVC et PS.

– Points faibles : seulement 50 à 95% des ingrédients d’origine végétale doivent être bio. Dérivés d’huile de palme, conservateurs synthétiques, Sodium Lauryl Sulfate (irritant, perturbateur endocrinien) et packaging en PET sont autorisés. Pas de restriction sur les huiles estérifiées et hydrogénées, et pas d’obligation d’utiliser des emballages 100% recyclables. 

Natrue

– Points forts : interdit les parfums et colorants synthétiques, tout comme les produits pétrochimiques, le Sodium Laureth Sulfate et les plastiques contenant du chlore (PVC), s’investit dans le développement durable et étudie l’impact des produits sur l’environnement.

– Points faibles : les packagings en PET, les dérivés d’huile de palme, les conservateurs synthétiques et le Sodium Lauryl Sulfate sont autorisés. Le label classe les produits en 3 catégories : cosmétiques naturels (1er niveau), cosmétiques naturels en partie biologiques (2ème niveau) et cosmétiques biologiques (3ème niveau). Les niveaux 2 et 3 doivent contenir respectivement 70% et 95% minimum d’ingrédients biologiques. Le niveau 1 n’a pas de pourcentage minimum d’ingrédients bio, et assure un pourcentage maximum d’ingrédients d’origine naturelle non transformés de 20% seulement.

Nature & progrès

– Points forts : des ingrédients à 95% minimum d’origine naturelle et issus de l’agriculture biologique autant que possible, les ingrédients chimiques ne sont utilisés que s’il n’existe aucun équivalent naturel et bio, les colorants, parfums, antioxydants, conservateurs, huiles et autres dérivés pétrochimiques sont interdits, tout comme les dérivés de l’huile de palme (c’est le premier label cosmétique à s’en détourner) et les packagings en PVC et PSE. De plus, ce label a des consignes très strictes quant à la gestion de l’eau, l’utilisation d’énergies renouvelables, la réduction des déchets et le transport de la marchandise.

– Points faibles : les packagings en PET sont autorisés et le pourcentage d’ingrédients de synthèse n’a pas de limitation maximum. 

BDIH

– Points forts : colorants et parfums synthétiques, dérivés pétrochimiques et matières éthoxylées sont interdits.

– Points faibles : ce label n’a pas de pourcentage minimum pour les ingrédients d’origine naturelle et ingrédients bio, il autorise également les conservateurs synthétiques, les dérivés d’huile de palme, les emballages en PET et n’a aucune restriction sur les huiles estérifiées et hydrogénées.

Vegetarian Society et Vegan Society

– Points forts : aucun ingrédient d’origine animale, mis à part des oeufs de poules élevées en plein air pour Vegetarian Society, ne sont utilisés.

– Points faibles : autorise les dérivés d’huile de palme (pas forcément bio) et ne précise rien quant à l’origine naturelle des ingrédients, sur la préservation de la biodiversité, le packaging ou la préservation de l’environnement.

À noter que tous ces labels cosmétiques interdisent les tests sur les animaux et sont donc cruelty free.

Retrouvez aussi notre article sur la fiabilité des produits bio.

Tags: / / / /