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A la découverte du régime "climatarien"

© shutterstock.com

Vous êtes vigilante à l’origine des aliments que vous consommez ? Vous n’achetez désormais que des produits de saison non transformés et laissez de moins en moins de place à la viande rouge dans votre assiette ? Vous mettez un point d’honneur à réduire le gaspillage alimentaire en cuisinant les fanes et les restes ? Vous êtes sans le savoir une virtuose du régime dit « climatarien ».

Né aux États-Unis et proclamé « nouvelle tendance 2016 » par le New York Times himself, le régime « climatarien » consiste à essayer de réduire au maximum son impact écologique. Le tout en continuant à se faire plaisir dans l’assiette. Comment y parvenir ? Tout simplement en changeant un chouia ses habitudes alimentaires.

Le tiercé gagnant : volaille, porc et poisson

Première chose, la surconsommation de viande rouge et d’agneau étant dévastatrice pour la planète (notamment avec une dépense d’eau très importante et une concentration de méthane alarmante), le régime « climatarien » privilégie la volaille, le poisson et la viande de porc, moins polluants lors de leur production. Cela ne veut pas dire qu’il faut arrêter du jour au lendemain de se faire un petit tartare de boeuf. Se régaler une à deux fois par semaine seulement avec une belle pièce de boeuf suffit à réduire considérablement les émanations de gaz à effet de serre et le gaspillage d’eau (pour information, 13.500 litres d’eau sont nécessaires pour produire 1kg de viande de boeuf).

Une photo publiée par Chhhop (@chhhop) le

A l’assaut des produits locaux

Au même titre que le régime « locavore », oeuvrer pour le bien-être de la planète passe également par la diminution des voyages de produits comestibles. C’est pourquoi un climatarien digne de ce nom privilégie autant que possible l’achat de produits frais directement chez un producteur local. Résultat : moins de production de gaz à effet de serre lors du transport (bateau, avion, camion…) et plus de fraîcheur dans l’assiette. Ajoutez à cela la recherche permanente de réduction des déchets dans la poubelle (dont le traitement nécessite beaucoup d’énergie) par le biais du compost ou de la cuisson de toutes les parties comestibles des légumes (épluchures pour les bouillons…), et vous venez d’être upgradée climatarienne en chef.

Adieu le plastique

Encore une fois, il ne s’agit pas de faire trois cents kilomètres pour acheter des céréales et une botte de radis, mais d’être consciente que des alternatives aux géants de la distribution (qui d’ailleurs commencent également à prendre le pli) existent. Des enseignes comme Biocoop ou Bio C’Bon mettent à disposition de leurs clients des sacs en papier recyclé, des paniers et des récipients réutilisables. A noter également que vous ne verrez probablement jamais un climatarien se balader avec un sac de congélation sous le bras pour la simple et bonne raison que ce procédé est totalement déconseillé. Energie, énergie…